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Jeux Méditerranéens de Tarente : vingt-et-un tireurs et archers français sélectionnés

Jeux Méditerranéens de Tarente : vingt-et-un tireurs et archers français sélectionnés
© PleineMouche

La rentrée internationale des tireurs français a une date et un lieu. Le Comité national olympique et sportif français a rendu publique, le 4 août 2026, la composition de la délégation engagée aux Jeux Méditerranéens de Tarente, disputés du 21 août au 3 septembre 2026 dans les Pouilles.

330 athlètes, et un tireur pour doyen

Selon le CNOSF, le 4 août 2026, la délégation réunit 330 athlètes — 152 femmes et 178 hommes — issus de 27 fédérations et engagés dans 26 des 30 sports au programme. Trente-deux d'entre eux sont médaillés olympiques. Les Jeux eux-mêmes en sont à leur vingtième édition et attendent environ 5 000 athlètes de 26 nations.

Un détail retiendra l'attention des pratiquants : toujours selon le CNOSF le 4 août 2026, l'âge moyen de la délégation s'établit à 24 ans et son doyen est un tireur de 47 ans, Antonin Desert, engagé au plateau. Rares sont les disciplines où l'écart d'âge entre un sélectionné et le benjamin d'une délégation dépasse trente ans.

24 ans de moyenne d'âge dans la délégation française, et un doyen de 47 ans qui vient du tir : la longévité reste une caractéristique de nos disciplines.

Quinze tireurs FFTir, du plateau au pistolet

La liste publiée par la Fédération française de tir retient quinze tireurs, encadrés par quatre entraîneurs — fosse olympique, skeet, pistolet, carabine — et un kinésithérapeute. La répartition par arme est nettement déséquilibrée en faveur du plateau.

DisciplineTireurs sélectionnésDont femmes
Plateau (fosse et skeet)73
Carabine42
Pistolet42

Une précision s'impose pour les lecteurs qui découvriraient le plateau : la fosse olympique et le skeet sont des épreuves de tir sportif régies par l'ISSF, disputées sur des cibles d'argile lancées selon des trajectoires normalisées. Elles se pratiquent en stand homologué, sous règlement de compétition, et ne relèvent en rien de la chasse.

La carabine et le pistolet, eux, alignent deux tireurs et deux tireuses chacun, une parité que l'on retrouve rarement à ce niveau d'effectif réduit.

Six archers, aucun arc à poulies

La Fédération française de tir à l'arc a annoncé le 4 août 2026 six sélectionnés pour les épreuves des 26 au 28 août : Lisa Barbelin, Caroline Lopez et Laï-Tsan Randriantsara chez les femmes, Thomas Chirault, Kylan Hepp et Romain Viale chez les hommes. La fédération décrit une équipe mêlant des archers d'expérience à des U21 et U18.

Le point notable tient à ce qui manque : la liste ne comporte que des arcs classiques. C'est cohérent avec le programme olympique, sur lequel les grands rendez-vous multisports calquent généralement le leur, mais le contraste est net avec l'actualité nationale. Le championnat de France élite de Saint-Avertin venait de décerner deux titres en arc à poulies, arme qui dispose de son propre circuit international et reste ici hors sélection.

Deux des six sélectionnés sortent d'ailleurs directement de ce championnat : Lisa Barbelin y a enlevé le titre en arc classique et Thomas Chirault y a pris le bronze.

Un calendrier qui ne laisse pas respirer

La séquence est serrée, et c'est sans doute la contrainte la plus concrète pour les archers concernés :

  • 1er et 2 août 2026 : championnat de France élite à Saint-Avertin, troisième championnat national en dix jours ;
  • 26 au 28 août 2026 : épreuves de tir à l'arc des Jeux Méditerranéens, à Tarente ;
  • 1er au 4 septembre 2026 : sélections nationales de l'arc classique, à Compiègne.

Entre le dernier tir en Italie et la première ligne à Compiègne, il reste quatre jours. Cela suffit au déplacement et à peine au réglage, pas à une remise en route complète. Le problème n'est pas physique : c'est celui de la routine de tir, qu'un enchaînement de formats différents oblige à reconstruire à chaque fois. Les tireurs qui suivent le circuit international connaissent l'arbitrage, déjà lisible dans les résultats français en para-tir à Novi Sad : on ne prépare pas de la même façon une compétition que l'on vient chercher et une compétition que l'on traverse.

Ce que dit la composition

Mêler des cadres et des jeunes dans une même sélection n'est pas neutre. Une échéance régionale multisports offre un cadre dense — village, cérémonies, calendrier contraint, adversaires inhabituels — que peu de circuits fédéraux reproduisent. Pour un U18, c'est une première exposition à ces conditions ; pour un cadre, un test de forme à quelques semaines de la reprise.

La saison de compétition française entre ainsi dans sa phase internationale d'arrière-saison, celle où les résultats pèsent moins que la capacité à tenir un niveau sur des rendez-vous rapprochés. Les porte-drapeaux de la délégation seront désignés le 17 août 2026, selon le CNOSF.

D'après le CNOSF, 04/08/2026, la FFTA, 04/08/2026, et la liste de délégation publiée par la FFTir.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que les Jeux Méditerranéens ?
C'est une compétition multisports réunissant les pays du pourtour méditerranéen, organisée tous les quatre ans. L'édition de Tarente, en Italie, est la vingtième et rassemble environ 5 000 athlètes venus de 26 nations, selon le CNOSF le 4 août 2026. Le format est celui d'un mini-Jeux régional, avec cérémonie d'ouverture, village et programme multi-disciplines.
Pourquoi la sélection de tir à l'arc ne compte-t-elle que des arcs classiques ?
La liste publiée par la FFTA le 4 août 2026 ne comporte que des archers en arc classique. C'est l'arme retenue au programme olympique, et les grands rendez-vous multisports calquent le plus souvent leur programme sur celui des Jeux. L'arc à poulies, lui, dispose de son propre circuit international et de ses propres championnats.
Le plateau est-il une discipline de chasse ?
Non. La fosse olympique et le skeet sont des disciplines de tir sportif régies par l'ISSF, disputées sur des plateaux d'argile lancés selon des trajectoires normalisées, avec un règlement de compétition strict. Elles n'ont ni le même cadre, ni le même public, ni les mêmes objectifs que la chasse, même si l'arme employée appartient à la même famille.
Ces Jeux comptent-ils pour une qualification olympique ?
Rien dans les communications de la FFTir, de la FFTA ou du CNOSF citées ici n'établit un lien de qualification. Il faut donc les lire comme une compétition internationale à part entière, utile pour la confrontation et l'expérience, sans en déduire d'effet automatique sur une sélection ultérieure.
Quand connaîtra-t-on les porte-drapeaux de la délégation ?
Le CNOSF a indiqué le 4 août 2026 que les porte-drapeaux seraient désignés le 17 août 2026, soit quatre jours avant l'ouverture des Jeux. Aucun nom n'était connu à la date de publication de cet article.

En résumé

  • La sélection française pour Tarente confirme que le tir reste l'un des rares sports où une même délégation aligne des athlètes séparés par plus de vingt-cinq ans d'âge.
  • Côté FFTir, la répartition retenue — sept au plateau, quatre à la carabine, quatre au pistolet — donne au plateau près de la moitié de l'effectif.
  • Côté arc, l'absence d'archers à poulies dans la liste tranche avec le calendrier national, qui vient de décerner deux titres élite dans cette arme.
  • Le calendrier est le vrai sujet : les archers rentrent de Tarente le 28 août et les sélections nationales s'ouvrent à Compiègne le 1er septembre.
  • Pour les compétiteurs, l'intérêt de ces Jeux tient moins au palmarès qu'à l'occasion de tirer un format international dense juste avant les échéances de rentrée.